Dr Alexandre Koutsomanis

Dr Alexandre Koutsomanis

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chirurgie des seins

AUGMENTATION MAMMAIRE PAR IMPLANTS

L'augmentation mammaire par implants est une réponse chirurgicale à l’hypoplasie mammaire, c'est à dire un volume de seins insuffisamment développés par rapport à la morphologie de la patiente.

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Cette hypotrophie peut être la conséquence d’un développement insuffisant de la glande à la puberté, ou apparaître secondairement par perte du volume glandulaire (grossesse, amaigrissement, perturbations hormonales...). Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse (poitrine « tombante » avec affaissement de la glande, distension de la peau et aréoles trop basses).

 

L’intervention propose d'augmenter le volume d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation de prothèses mammaires.

L’hypoplasie mammaire est souvent mal acceptée physiquement et psychologiquement par la patiente. La conséquence est une atteinte à la féminité, avec pour effet une altération de la confiance en soi et un mal-être, pouvant aller jusqu’au complexe.

Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est dans tous les cas constituée d’un élastomère de silicone. Cette membrane peut être lisse ou texturée.

Les prothèses pré-remplies de gel de silicone sont de plus en plus utilisées. Elles assurent au sein un palper souple proche d’une consistance naturelle. Les gels sont plus ou moins cohésifs, ce qui limite leur "transpiration" à travers la paroi, source possible de coque. Ils évitent, en cas de rupture, la diffusion du silicone.

Parallèlement aux prothèses classiques rondes qui assurent un joli décolleté, il existe des prothèses profilées "en goutte" dites anatomiques pour un résultat a priori plus naturel.

Cette grande variété de forme et de volume permet d’optimiser et d’adapter le choix, pratiquement sur mesure, des prothèses en fonction de la morphologie de la patiente et de ses attentes personnelles.

 

TYPE D’ANESTHÉSIE ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie : Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormirez complètement.

Modalités d’hospitalisation : L’intervention peut se pratiquer en ambulatoire. Par conséquent une sortie le jour même est autorisée après quelques heures de surveillance.

 

L'INTERVENTION

Incisions cutanées, plusieurs possibilités ...
• Voies aréolaires, avec incision dans le segment inférieur de la circonférence de l’aréole, ou ouverture horizontale contournant le mamelon par-dessous,
• Voie axillaire, avec incision sous le bras, dans l’aisselle,
• Voie sous-mammaire, avec incision placée dans le sillon situé sous le sein.

Mise en place des prothèses
En passant par les incisions, les implants peuvent être introduits dans les loges réalisées. Deux positionnements sont envisageables :
• Prémusculaire,  les prothèses sont placées directement derrière la glande, en avant des muscles pectoraux,
• Rétromusculaire, les prothèses sont placées plus profondément, en arrière des muscles pectoraux.

Gestes complémentaires
En cas de ptôse mammaire associée (seins tombants, aréoles basses), il peut être souhaitable de réduire l’enveloppe cutanée du sein afin de le faire remonter («mastopexie»). Cette résection de peau se traduira alors par des cicatrices plus importantes autour de l’aréole ± verticale ± horizontale dans le sillon sous-mammaire.

Drains et pansement
Un petit drain peut être mis en place. C’est un dispositif destiné à évacuer le sang qui pourrait s’accumuler autour des prothèses. En fin d’intervention, un pansement modelant est réalisé avec un bandage élastique.

Durée
L’intervention peut durer une heure à deux heures trente.

 

LES SUITES OPÉRATOIRES

Les suites opératoires d'une augmentation mammaire peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros volume et surtout s’ils sont placés derrière les muscles. Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs, sera prescrit pendant quelques jours. Au mieux, la patiente ressentira une forte sensation de tension.

Œdème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation des bras sont fréquents les premiers temps.

Le premier pansement est retiré après quelques jours. Il est alors remplacé par un pansement plus léger. Un soutien-gorge sera alors recommandé nuit et jour pendant quelques semaines.

La plupart du temps, les fils de suture sont internes et résorbables. Dans le cas contraire, ils seront retirés au bout de quelques jours.

Il convient d’envisager une convalescence avec interruption d’activité d’une durée de cinq à dix jours.

Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

 

LE RÉSULTAT

Le résultat définitif d'une augmentation mammaire ne s'appréciera qu'après deux à trois mois. C’est le temps nécessaire pour que les seins retrouvent toute leur souplesse et que les prothèses soient stabilisées.

L’intervention aura permis une amélioration du volume et de la forme de la poitrine. Les cicatrices sont habituellement très discrètes. Le gain de volume mammaire a une répercussion sur la silhouette globale, permettant une plus grande liberté vestimentaire. Au-delà de ces améliorations physiques, le recouvrement d’une féminité pleine et entière a souvent un effet très bénéfique sur le plan psychologique.

 

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Une augmentation mammaire par prothèses, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques inhérents à tout acte médical aussi minime soit-il.

 Epanchements, infection

  • Hématome : l’accumulation de sang autour de la prothèse est une complication précoce pouvant survenir au cours des premières heures. S’il est important, une reprise au bloc opératoire est alors préférable afin d’évacuer le sang et de stopper le saignement à son origine.
  • Épanchement séreux : une accumulation de liquide lymphatique autour de la prothèse est un phénomène assez fréquent dans les suites opératoires immédiates. Il est souvent associé à un œdème. Il se traduit par une augmentation transitoire du volume mammaire. Il disparaît spontanément et progressivement.
  • A distance de la chirurgie, un sérome doit impérativement vous amener à consulter votre chirurgien.
  • Infection : rare après ce type de chirurgie.
  • Altérations de la sensibilité, elles sont fréquentes les premiers mois mais finissent la plupart du temps par régresser.

Risques spécifiquement liés aux implants

• Formation de plis ou aspect de "vagues". Comme les implants sont souples, il est possible que leur enveloppe se plisse et que ces plis soient perceptibles au toucher, voire visibles sous la peau dans certaines positions, ce quio donne alors un aspect de vagues. Ce phénomène, est un peu plus fréquent avec le sérum physiologique qu’avec le gel de silicone. Il survient surtout chez des patientes minces. Une intervention de lipomodelage peut parfois être proposée. Elle consiste à apposer une fine couche de graisse sous la peau du sein afin de "camoufler" l’implant.

Rupture

Les implants ne peuvent être considérés comme définitifs avec une durée de vie moyenne de l’ordre de 10 ans. Une perte d’étanchéité de l’enveloppe peut donc survenir à terme. Il peut s’agir d’une simple porosité, d’ouvertures punctiformes, de microfissurations, voire de véritables brèches. Cela peut être, très rarement, la conséquence d’un traumatisme violent ou d’une piqûre accidentelle et, plus souvent, le résultat d’une usure progressive de la paroi due à l’ancienneté.

Dans tous les cas, il en résulte une issue possible du produit de remplissage de la prothèse, avec des conséquences différentes selon la nature de ce contenu :

  • Avec le sérum physiologique ou l’hydrogel résorbables, on assiste à un dégonflement partiel ou total, rapide ou lent,
  • Avec le gel de silicone (non résorbable), celui-ci va rester contenu au sein de la membrane qui isole la prothèse. Ce qui peut favoriser l’apparition d’une coque, mais rester sans conséquence et passer inaperçu.

NB : La rupture prothétique impose un  changement des implants.


Source : Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique

QUESTIONS FRÉQUENTES :

La grossesse et l'allaitement sont ils possibles après une augmentation mammaire ?

Après une augmentation mammaire par prothèses, une grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la patiente ni pour l’enfant mais il est recommandé d’attendre au moins six mois après l’intervention. Pour ce qui concerne l’allaitement, il n’est pas non plus dangereux et reste possible dans la plupart des cas.

Quels sont les risques de cancers après une augmentation mammaire par prothèses ?

Jusqu’à récemment, l’état de la science laissait à penser que l’implantation de prothèses mammaires, y compris en silicone, n’augmentait pas le risque de survenue d’un cancer du sein. C’est effectivement toujours le cas pour les cancers du sein de loin les plus fréquents (adéno-carcinomes) dont l’incidence n’est pas augmentée par la mise en place d’une prothèse mammaire. Cependant, dans le cadre du dépistage du cancer après implantation, l’examen clinique et la palpation peuvent être perturbés surtout en cas de coque périprothétique ou de siliconome. De même, la présence des implants peut gêner la réalisation et l’interprétation des mammographies de dépistage à faire régulièrement. Il faut donc systématiquement préciser que vous êtes porteuses d’implants mammaires. Ainsi, certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, images numérisées, échographie, IRM, etc.) pourront être utilisées en fonction des cas. Par ailleurs, en cas de doute diagnostique sur un cancer du sein, il faut savoir que la présence de prothèses peut requérir une exploration plus invasive pour obtenir une certitude diagnostique. - Le Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules (LAGC) associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est une entité clinique très exceptionnelle qui a été individualisée récemment. Cette entité ne doit être recherchée qu’en cas de signe clinique avéré (épanchement péri-prothétique récidivant, rougeur du sein, augmentation du volume du sein, masse perceptible). Un bilan sénologique précis doit alors être réalisé afin de préciser la nature de la lésion. Dans près de 90 % des cas, cette entité est de très bon pronostic et elle guérit habituellement par un traitement chirurgical adapté associant l’ablation de la prothèse et de la capsule péri-prothétique (capsulectomie totale et complète). Dans environ 10 % des cas, la pathologie est plus grave et nécessite une prise en charge par chimiothérapie et/ou radiothérapie au sein d’une équipe spécialisée dans le traitement des lymphomes.

Quelle est la durée de vie des implants mammaires ?

Même si on peut voir certaines patientes conserver leurs implants plusieurs décennies sans modification majeure, il ne faut pas considérer la mise en place de prothèses mammaires comme quelque chose de définitif «à vie». Ainsi, une patiente porteuse d’implants peut s’attendre à devoir un jour remplacer ses prothèses afin que l’effet bénéfique soit maintenu. Les implants, quels qu’ils soient, ont une espérance de vie incertaine qu’il est impossible d’estimer précisément puisqu’elle dépend de phénomènes d’usure de rapidité variable. La durée de vie des implants ne peut donc en aucun cas être garantie. La durée de vie moyenne est estimée aux alentours de 10 ans. Il faut noter toutefois que les implants de nouvelle génération ont fait de gros progrès en terme de résistance et de fiabilité. A partir de la dixième année, il faudra se poser la question du changement de prothèses si apparaît une modification de consistance.

Quelle surveillance prévoir après une augmentation mammaire ?

Il est essentiel de se soumettre aux visites de contrôle prévues par votre chirurgien dans les semaines puis les mois qui suivent l’implantation. Ultérieurement, la présence des implants ne soustrait pas à la surveillance médicale habituelle (suivi gynécologique et dépistage du cancer du sein). Elle ne nécessite pas de faire réaliser des examens en plus de ceux liés à cette surveillance. Il est pour autant indispensable de spécifier aux différents médecins intervenant que vous êtes porteuse de prothèses mammaires.

NB : Une consultation de surveillance, spécifique aux implants, auprès de votre chirurgien plasticien est conseillée tous les deux à trois ans, mais, en dehors de ce suivi, il est surtout fondamental de venir consulter dès qu’une modification d’un ou des deux seins est détectée ou après un traumatisme violent. L’échographie mammaire est un examen non irradiant et très performant pour juger de l’intégrité de la prothèse. Une échographie doit être réalisée au moindre doute clinique et pour certains systématiquement 1 fois par an. Le changement prothétique n’est envisagé qu’en cas d’anomalie clinique ou radiologique ou encore à la demande de la patiente. Il n’est pas systématique passé un certain délai.

Chirurgie esthétique, plastique, réparatrice | Amiens 

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